La deuxième phase de délégation budgétaire 2026 prévoit des moyens ciblés pour plusieurs activités d’hospitalisation à domicile. Pharm’Assistance salue ce soutien, qui peut intéresser les établissements concernés et les équipes engagées dans des prises en charge complexes au domicile.
Une circulaire du ministère de la Santé datée du 12 octobre 2026 prévoit près de 868 millions d’euros de crédits supplémentaires pour les établissements de santé, dans le cadre de la deuxième phase de délégation des dotations 2026. Au sein de cette enveloppe, 19,4 millions d’euros sont consacrés à trois axes liés à l’hospitalisation à domicile (HAD) : les maladies neurodégénératives, les traitements coûteux et l’HAD de réadaptation.
Trois priorités ciblées pour l’HAD
Le détail de la circulaire distingue trois financements non reconductibles. Une enveloppe de 7,6 M€ est destinée aux établissements d’HAD pour réduire les freins tarifaires à la prise en charge de patients atteints de maladies neurodégénératives. Sa répartition est calculée en fonction de l’activité réalisée par les établissements en 2025 pour les prises en charge concernées.
La circulaire prévoit également 7,8 M€ pour les traitements coûteux hors liste en sus et hors aides en première partie de campagne, en s’appuyant sur les données du premier semestre 2026. Le ministère indique que des crédits complémentaires seront délégués lors de la première circulaire budgétaire 2027, à partir des données d’activité de l’ensemble de l’année 2026.
Enfin, 4 M€ viennent soutenir les établissements autorisés en HAD de réadaptation. Pour les journées codées en rééducation orthopédique ou neurologique, le texte prévoit un financement complémentaire de 57 € par journée, au titre de l’activité 2025 et selon les conditions précisées par la circulaire.
Ces trois lignes représentent 19,4 M€ au total. Les informations relayées dans la presse peuvent arrondir ce montant à 19 M€ ; le détail des règles et critères figure dans la circulaire et ses annexes.
Un soutien qui reconnaît les besoins spécifiques des prises en charge à domicile
L’HAD permet d’assurer au domicile des soins médicaux et paramédicaux continus, coordonnés et complexes, qui seraient autrement réalisés en établissement de santé. Elle mobilise une organisation pluridisciplinaire et des moyens adaptés à chaque parcours. Les axes retenus en 2026 — maladies neurodégénératives, traitements coûteux et réadaptation — concernent ainsi des prises en charge qui peuvent demander une coordination et une intensité particulières.
Pour les établissements concernés, ces crédits complémentaires sont une nouvelle marque de reconnaissance de la place de l’HAD dans le parcours de soins. Leur caractère ciblé et non reconductible doit toutefois être gardé à l’esprit : les sommes ne sont pas attribuées uniformément à tous les établissements, mais réparties selon les critères d’activité, d’autorisation et de financement prévus pour chaque mesure.
Pharm’Assistance salue les moyens accordés à l’HAD
Pharm’Assistance, dont l’activité est dédiée à l’hospitalisation à domicile, se réjouit de ces moyens supplémentaires accordés à l’HAD. Nous saluons une décision qui peut être intéressante pour les établissements partenaires concernés et pour les équipes qui développent des prises en charge hospitalières au domicile.
Ces crédits sont attribués aux établissements dans le cadre des règles de délégation et de répartition prévues par le ministère et les agences régionales de santé. Ils ne constituent ni une aide directe versée aux patients, ni une enveloppe automatique consacrée à l’achat de matériel auprès d’un fournisseur. Les besoins de chaque prise en charge restent évalués par les équipes d’HAD, au regard de la situation du patient et du projet de soins.
Dans ce cadre, Pharm’Assistance poursuit son engagement auprès des établissements partenaires et de leurs équipes, au service des conditions matérielles et logistiques nécessaires aux soins à domicile.
