Des effets qui peuvent se prolonger
Après un épisode de fortes chaleurs, certaines personnes restent fragilisées alors que la météo s’est déjà rafraîchie. Fatigue persistante, difficultés de concentration ou dégradation d’un état de santé peuvent apparaître ou se prolonger. Les personnes âgées, isolées ou atteintes de maladies chroniques sont particulièrement exposées, mais les effets de la chaleur concernent aussi les personnes qui travaillent ou vivent dans des logements difficiles à rafraîchir.
Des chiffres importants, encore provisoires
Le 16 septembre, Santé publique France a publié une première estimation pour la canicule du 27 juillet au 20 août 2026 : au moins 817 décès toutes causes en excès dans 79 départements concernés, dont au moins 751 chez les personnes de 75 ans et plus. Il s’agit d’une estimation provisoire de mortalité toutes causes, fondée sur des données non consolidées. Elle ne signifie pas que chacun de ces décès a été directement attribué à la chaleur ; le bilan final doit encore être établi.
Maintenir les gestes de prévention
Même après le retour à des températures plus douces, il reste utile de vérifier que les personnes fragiles disposent d’eau, peuvent se reposer et se trouvent dans un logement suffisamment frais. Un appel à un proche ou à un voisin peut aider à repérer un changement inhabituel, une grande faiblesse ou une désorientation. Les consignes locales de santé publique restent à suivre, car une nouvelle période chaude peut survenir.
Ne pas modifier seul un traitement
Certains médicaments ou problèmes de santé peuvent rendre la régulation de la température plus délicate. En cas de question sur un traitement, mieux vaut contacter un médecin ou un pharmacien plutôt que modifier les prises sans avis. Les proches et professionnels qui accompagnent une personne au quotidien peuvent aussi partager les observations utiles avec son équipe de soins. La prévention se poursuit après le pic de chaleur, en tenant compte de la situation de chacun.
